Deleuze, philosophe contemporain français, réexamine sur la notion de modernité dans ses deux essais concernant la cinématographie, Cinéma 1. Images-mouvements et Cinéma 2. Images-temps. Car, dès sa naissance, le cinéma prend comme matière de représen ...
Deleuze, philosophe contemporain français, réexamine sur la notion de modernité dans ses deux essais concernant la cinématographie, Cinéma 1. Images-mouvements et Cinéma 2. Images-temps. Car, dès sa naissance, le cinéma prend comme matière de représentation le mouvement et le temps qui n'ont jamais été, jusqu'à-là, l'objet de la représentation dans d'autres domaines artistiques.
Or, dans l'histoire du cinéma, on donne en général ce nom de la "modernité" à trois différentes tendances cinématographiques. Le premier, c'est le cinéma "avant-garde' qui prospère en europe dans les années 1920, dont on peut se rappeler notamment du cinéma surréaliste en Frence. Le deuxième, c'est le cinéma structuraliste qui se développe aux Etats-Unis autours des années 1960 ; à la même époque, nous observons émerger en Italie ou en Frence la troisième tendance du cinéma moderne lancée par certains cinéastes français ou italiens comme Antonioni, Godard ou Fellini.
Deleuze découvre évidemment dans cette troisième tendance le modèle du cinéma "moderne", puisque on parvient à représenter dans une oeuvre filmique la subjectivité du réel. Selon lui, à partir de ce moment-là, le cinéma commence à représenter non seulement le mouvement mais aussi le temps : le film se consitue des images-mouvements en même temps que des images-temps. A travers ces images-temps représentées qui sont toujours à la fois présentes et passées, actuelles et virtuelles, réelles et fictives, on peut rencontrer dans le film la subjectivité du temps ou le réel subjectif.