Ronsard a fait plusieurs déclarations depuis le Suravertissement des Odes de 1550, jusqu'à la préface posthume de la Franciade de 1587, en passant par l'Abrégé de l'Art poétique de 1564. Les déclarations visaient à l'enrichissement ...
Ronsard a fait plusieurs déclarations depuis le Suravertissement des Odes de 1550, jusqu'à la préface posthume de la Franciade de 1587, en passant par l'Abrégé de l'Art poétique de 1564. Les déclarations visaient à l'enrichissement de la langue ‘vulgaire’ en utilisant les langues anciennes et étrangères, les vieux fonds français et le nélogisme proprement dit. Il a écrit ses diverses oeuvres en respectant ce dessein. Pourtant, le poète a dû parfois faire des concessions et changer de voie face à tant de critiques. De plus, il a corrigé certains vers qui avaient été mis en cause, lors de la révision de ses oeuvres dans les années suivantes. Pour les emprunts et les inventions des mots dans les oeuvres de Ronsard, quelques chercheurs, comme par exemple Louis Terreaux, y ont consacré une partie de leurs travaux, qui ne concerne pas malheureusement les Hymnes de 1555-1556. C'est pourquoi notre étude porte sur la position de Ronsard dans ces vers. A l'époque où se développent les déclarations de ceux qui entendent enrichir la langue française, et les contestations de ceux qui dénoncent un certain abus de ce type de procédé, la démarche de poète vendômois en faveur de l'enrichissement du français mérite vraiment un examen approfondi, qui consistera à comparer particulièrement ses positions face à ces nombreux mouvements linquistiques et poétiques. Pour s'en rendre compte nous avons classé l'ensemble des vocables, non seulement d'après leurs langues d'origines, mais aussi d'après leur apparition dans l'histoire de la langue française. Le classement a été possible grâce aux renseignements acquis auprès de travaux faits par les grands lexicographes.